Nous avons passé la nuit chez un couple d’amis de Maxime à Paris, fenêtre grande ouverte, douche froide, grand verre d’eau, tous les moyens sont bons pour se rafraîchir avec la chaleur qu’il fait… Le lever est à 5h, nous prenons le premier métro pour rejoindre l’aéroport de Roissy. Fébriles, tendus à l’idée d’arriver en retard, on trouve même le moyen de rater une station où changer pour prendre le RER ! Finalement, nous arrivons assez en avance pour prendre un petit déjeuner tranquillement avant de se séparer pour quelques heures. (Pour une sombre histoire de paperasse et de malchance, nous n’avons pas pu être dans le même avion à l’aller)

Le voyage se passe bien, même si j’enrage un peu en montant dans l’avion, qui est loin d’être complet, contrairement à ce qui était indiqué…

Arrivée seule à l’aéroport Domodedovo de Moscou, la pluie me fait presque regretter la chaleur étouffante de Paris. Au contrôle des passeports, la douanière donne tout son sens à l’expression « sympa comme une porte de prison », je récupère mon sac, passe entre les chauffeurs de taxis harcelant les voyageurs et repère les bornes pour acheter un billet de train pour le centre de Moscou.

Aucun membre du personnel ne parle anglais, c’est un avant-goût de la Russie profonde alors qu’il s’agit de l’aéroport de la capitale ! Finalement, je réussis  à trouver un billet, un plan du métro et m’installe dans un train confortable et désespérément lent en compagnie d’un Grec venu pour donner une conférence sur la géologie.

Débarquant dans l’agitation d’une gare moscovite, je me débrouille tant bien que mal pour acheter un carnet de tickets de métro et m’engouffre dans un souterrain. Rien n’est écrit en alphabet latin, on se sent ici comme un analphabète, il faut s’arrêter à chaque panneau pour déchiffrer lettre après lettre, créant un îlot dans le flot des gens qui sortent du travail.

Quelques centaines de mètres devant de jolies façades et la pluie a raison de mon enthousiasme : direction un petit snack où, toujours à force de gestes et de sourires, je me retrouve avec la crêpe la plus grasse de ma vie dans l’assiette. Une vieille dame à la table d’à côté commence à me parler, mais je dois lui faire comprendre que « ia nié gavariou parouski ». Nous essayons de communiquer un moment, puis en restons à un sourire mutuel.

De retour à la gare pour rejoindre Maxime, nous allons au point de rendez-vous fixé par notre hôte (trouvé via le site CouchSurfing) à la sortie d’une station de métro. C’est ainsi que nous faisons la connaissance d’Alexey, 29 ans, qui nous emmène dans un bar tout proche où quelques uns de ses amis se produisent en live. L’ambiance et la musique sont géniales, trouver cet endroit sans connaître quelqu’un du coin aurait été impossible… En rentrant chez lui, quelque part dans la banlieue nord, nous discutons encore un bon moment avant de se coucher.